LIVRE : LA CLE DE CRONOS

AIMONS, PARTAGEONS, “AVENIR”

SYNOPSIS LA CLE DE CRONOS : LIVRE : VERSION 2023

Les sujets traités dans ce livre sont divers et variés : la schizophrénie, le monde contemporain, la dépression souvent appelée le « Burn-out » dans le langage du 21ème siècle, l’économie contemporaine, les technologies du futur, la religion, une multitude d’idées pour gagner de l’argent et devenir libre, les théories les plus folles, la philosophie possible et bonne de la vie. Enfin la quête de l’acceptation et la compréhension de l’amour utopique voire impossible.

Ce manuscrit vous guidera tout au long de la quête de Morpheus et vous apportera peut-être la paix intérieure tant convoitée par chacun. Morpheus s’est questionné toute sa vie sur le sens de son existence pour enfin découvrir une réponse digne d’être partagée avec Dieu lol. Morpheus est semblable à un chevalier aux questionnements et aux personnalités multiples.

Grâce à cet ouvrage vous voyagerez à travers une recherche intérieure perpétuelle qui peut vous apporter les outils nécessaires pour chercher l’or au fond de vous-même ainsi que dans le monde qui vous entoure. Chaque action entreprise par chacun a un sens, en espérant un avenir meilleur à nos enfants. Nous partagerons ensemble un parcours initiatique à travers lequel nous évoluerons vers une meilleure compréhension du monde qui nous entoure.

Ce livre est dédié :

A l’Humanité.

 

SOMMAIRE

  1. Introduction (janvier 2014, Suisse).
  2. Des idées pour sortir du chaos.
  3. Un livre pour guérir de la dépression.
  4. 3.1 Le mot est lâché : « schizophrénie ».
  5. 3.2 Les différentes définitions.
  6. 3.3 Les traitements, médicaments.
  7. 3.4 L’amour, l’histoire qui me plongea en dépression.
  8. La réalité sous perfusion de divinité.
  9. 4.1 Une vie bien remplie et les étoiles dans l’espace.
  10. 4.2 Le monde et les technologies du futur.
  11. Enquêtes liées au rêve, un monde créé.
  12. 5.1 Les faits, les empoisonnements.
  13. 5.2 Un Être au centre du monde.
  14. 5.3 Une machination de téléréalité.
  15. 5.4 Un train nommé délire.
  16. Une psychanalyse personnelle.
  17. La présentation d’une philosophie de vie.
  18. Un vent de renouveau, des projets.
  19. 8.1 Le projet http://www.entre-reves-et-realite.fr.
  20. 8.2 Le projet https://www.deusdata.com.
  21. 8.3 Le projet https://www.godgift.fr.
  22. Le changement et la résilience.
  23. Une analyse rétrospective du délire.
  24. Conclusion.

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Ce livre contient une clé Bitcoin cachée qui donne accès à un trésor.

1. Introduction (janvier 2014, Suisse)

Voici une aventure qui, j’espère vous fera agréablement voyager au travers de mon vécu et de mes idéaux saupoudrés d’imagination. Je vous souhaite beaucoup de plaisir à voguer à la surface de ses lignes d’écritures intemporelles. Je pense que nous sommes sur la terre pour penser à nos générations futures.

« Dieu a un plan pour nous tous. »

La clé de Cronos est le mémoire d’une vie chaotique, « Entre rêve et réalité ».

« Il faut avoir du chaos en soi pour accoucher d’une étoile qui danse. » Friedrich Nietzsche

Chacun de nous se lève le matin, certains savent tout de suite quoi faire et occuper le sablier éternel du temps. D’autres ont beaucoup plus de mal à se lever et à faire briller la lumière en eux, ils ont sous les yeux la marque de profonds « cernes » liés à leur lassitude de vivre. Ce livre est issu de cette réflexion. Il est difficile de s’animer, je pense que les humains s’épanouissent seulement grâce à des valeurs. Il faut, je pense, de profondes convictions pour s’animer. Nous sommes tous des chasseurs de plénitude, ceci afin d’optimiser ce que certains appelleraient « notre karma ». Je pense que les vecteurs essentiels du bonheur doivent être les plus simples possibles. Ils passent, je pense, essentiellement par la capacité à relativiser, le rire, le courage, le partage de l’amour pour son prochain et enfin la patience.

Ce livre a plusieurs objectifs, les principaux sont :

Faire guérir le plus de personnes de la maladie la plus connue au monde, j’ai nommé la « dépression ». Aider certains lecteurs à tisser leurs propres toiles du bonheur dans leur cortex. Partager mes nombreuses réflexions sur la vie et sur mon vécu ainsi que les leçons que j’en tire. Populariser et vulgariser la schizophrénie lorsque ma pierre sera déposée. Divertir de nombreux internautes. Aider un maximum de personnes sur terre à avoir accès à l’eau potable.

À travers ces lignes se dessine un voyage qui a pour vocation la recherche d’une paix intérieure. Tout a commencé en mars 1985, naissance à Enghien-les-Bains (nord-ouest de Paris, département 95). Une enfance simple dans le confort, beaucoup de temps libre et une imagination débordante (je devrais être le meilleur client de l’« INPI »). Profondément « cocooné » par celle qui est à mes yeux la meilleure des mamans, un père plutôt absent dans l’éducation (ce que j’ai ressenti enfant). Si ce n’était, j’ai longtemps pensé par une éducation autoritaire, il remplira cependant très bien son rôle d’homme des cavernes partant à la recherche de nourriture, avec son lot de sueur et de stress. Éducation qui influence sans doute ma manière de vivre encore aujourd’hui. Je pense qu’il ne faut pas oublier qu’« il y a deux types d’éducation, celle que l’on reçoit et celle que l’on se donne à soi-même ». Je ne suis pas un jeune de banlieue comme le « slameur » qui se fait appeler « Grand Corps Malade ».

Mes souffrances sont tout autres, j’ai longuement réfléchi sur la manière de voir et d’interpréter les impacts psychologiques issus de mon enfance. Je pense aujourd’hui que je n’avais pas assez le moyen de m’affirmer, étant le troisième garçon de la famille. Je n’avais que peu de fois la parole « à table » lorsque j’essayais de m’exprimer et donc sans doute peu de possibilités de m’affirmer en famille. Le dernier est souvent peu écouté, comme dans un meeting, on déconsidère souvent celui qui s’impose le moins. Les relations humaines sont toujours les mêmes. Comme au théâtre, chacun joue un rôle, il me semble que la réalité est une pièce de théâtre qui ressemble étrangement à un drame humain. Enfin, tout dépend de notre manière de voir les choses.

Pour retrouver de la lumière, il faut sans doute essayer de se dire qu’on a la chance de se lever, donc qu’on existe par un beau jour. Que chaque jour doit être un cadeau et qu’il faut embrasser tout ce que ce nouveau jour présent nous apportera. Il faut trouver une occupation qui nous apporte satisfaction personnelle et sentiment d’employer son temps de manière utile. Comme disait Danut, une connaissance à moi, « on se lève, on se regarde dans le miroir et on se dit que l’on vit encore ». J’ai actuellement trouvé deux occupations : écrire et écouter de la « bonne musique ». Il n’est pas difficile pour un lecteur averti de se rendre compte que je suis, ou que je sors d’une période de forte dépression. Les personnes qui connaissent cette maladie savent que c’est un fléau. Cela n’empêche pas que l’on arrive à y puiser une force cachée au plus profond de nous-mêmes. Nous verrons que je souffre d’une maladie encore très mal connue du monde médical et encore plus du monde populaire. Elle effraie, car elle est incomprise et non maîtrisée. Plus le temps passe, plus je pense personnellement que c’est ce que j’appelle « un cadeau ou un poison de Dieu ».

À l’âge adulte et encore aujourd’hui, je doute malheureusement ou heureusement souvent de l’existence de Dieu. Ceci, car ma vie de rêveur comme un petit prince n’a pas souvent eu la possibilité d’être comblée par rapport à certaines attentes que j’avais. La première attente sera dévoilée dans mon prochain livre, soyez patient. J’espère pouvoir inspirer d’autres personnes pour qu’elles puissent aussi venir apporter leur pierre au grand édifice de l’humanité. Je pense vraiment aujourd’hui que « dessine-moi un mouton » prend tout son sens. Je ne suis pas un mouton, je vois inconsciemment, semble-t-il comme beaucoup de personnes, ce que j’appelle comme Warren Buffet « le plan des maîtres du monde ». Une révolution intérieure se prépare, il faut se cultiver, Paris ville de culture et des lumières. Vous avez le choix : continuer à jouer aux jeux abrutissants que l’on vous offre sur votre Smartphone et ne pas faire attention à ce qui se trame autour de vous, ou sinon vous cultiver pour comprendre d’où vous venez.

Allez danser la nuit pour oublier votre vie si routinière, comme le dirait le chanteur « Stromae ». Qui sera le dernier templier, gardien du temps et de la réflexion positive ? La guerre des religions reprend, voire n’a jamais cessé. La stratégie est simple : occuper les peuples à s’affronter au nom de la religion, sachant qu’il en existe plusieurs. Alors qu’il n’y a dans la réalité sans doute qu’un seul Dieu. Je pense que nous sommes notre propre Dieu. Ceux qui détruisent les édifices au nom de Dieu détruisent toute la culture et donc tous les apprentissages ancestraux. Ainsi, ceux qui gouvernent et qui ont le savoir pourront par exemple facilement dire ce que doit être « la vérité » ou réalité. Ceci ressemble à une manipulation par le haut. La réalité est bien plus complexe, le monde ne tourne pas à la même vitesse dans tous les pays, comme on les appelle à mon époque. Les modes de fonctionnement de la civilisation n’ont pas évolué de manière linéaire sur l’ensemble du globe. Par contre, je me demande si l’effet de la mondialisation et de l’interconnectivité va réduire ce clivage.

Voilà un aperçu de ma façon de penser, je passe mon temps à délirer, « buller » de manière calme. J’imagine sans cesse qu’il y a des personnes qui ont assez de pouvoir en ce « bas monde » pour influencer son fonctionnement à une échelle plus importante. Ils sont capables de forger par étapes l’image de notre monde futur. Je considère les États comme étant les responsables de presque tous nos maux actuels. Ces dirigeants qui nous disent comment nous devons nous comporter et dictent nos lois. Il me semble pourtant qu’ils sont les derniers à les respecter. Je suis pour la mise en place d’un mouvement plus libre avec un pouvoir de décision commun à chaque individu. Je suis pour que nous mettions en place un « système », une organisation où chaque voix humaine compte pour influencer les lois votées. Une sorte de référendum collectif généralisé à toutes les lois principales. Nous avons à notre époque les outils pour mettre en place ce système de votation qui influencerait directement et efficacement notre manière de vivre et d’interagir avec l’organisation (plus communément appelée « le système »). Les États se font la guerre, ceci se retranscrit par la mort physique de pauvres âmes qui se sont retrouvées dans l’engrenage. Ces États ne nous laissent pas le choix. Nous sommes sous le « courroux » d’un système qui nous a réduits à l’esclavagisme moderne. Ils partent en guerre contre d’autres organisations et justifient cela sous couvert du voile fantôme du terrorisme moderne. Ils enferment des personnes qui ont tué, mais eux, qui est-ce qui pourra les enfermer ?

Il faut que vous sachiez que pour moi, tout est lié, qu’on le veuille ou non, le vécu d’hier véhicule des idées pour la vie de demain. La vraie difficulté étant de vivre au présent, l’instant passe et la vie aussi. Il faut savoir vivre dans l’instant présent. Ceci est très facile à écrire, à dire, mais parfois si compliqué à mettre en pratique. Imaginez-vous que vous passiez votre nuit entière à observer les étoiles les yeux rivés vers le ciel et qu’à votre seul instant d’inattention, vous ratiez une étoile filante. Pour moi, vivre à l’instant présent, c’est voir passer cette étoile filante, le reste du temps ne compte pas sinon. D’autres nous diront que passer la nuit à admirer les étoiles devrait être la plus belle satisfaction. De mon côté, je veux « contempler » l’étoile filante. Dans une démarche de bonheur stable et équilibré, je pense qu´il faudra pourtant apprendre à se contenter de ce que nous avons afin d’être heureux. Il semblerait que ma maladie a tendance à me rendre impatient et m’amène à m´échapper du monde réel grâce à la fantaisie.

Le problème est identifié : la dépression. Personnellement, je ne pense pas que la peur de mourir soit le problème, par contre la peur de vivre est le problème, l’ennui et le goût à rien. Pour ceux qui se reconnaîtront dans ces lignes, je vous souhaite beaucoup de courage et une excellente lecture approfondie. Un sentiment plus fort que la peur de souffrir, la croyance que la vie a du sens. Pour combattre cela, je me dis souvent que chaque instant avant la mort est un bonus. Ceci est la théorie qui consiste à voir la vie tous les jours comme un enfant regarde le monde qui l’entoure. Prendre chaque moment non pas comme une corvée, mais comme une nouvelle découverte de la vie. Et pas à pas, reprendre le dessus sur les choses de la vie, apprendre la patience et garder le sourire. Je ne me considère pas comme un intellectuel, plutôt comme un « homme du peuple », c’est-à-dire un homme simple, pas plus doué que la moyenne. L’intelligence, à mon avis, peut se mesurer de tellement de manières différentes que même l’ordinateur le plus puissant aurait sans doute besoin de « siècles astronomiques » de calculs pour en venir à bout. Les siècles astronomiques sont une invention de ma part, pour moi cela signifie que dans l’espace qui nous entoure, le temps est relatif donc nous aurons du mal à aboutir un jour à un calcul concluant. Chaque personne est unique et dispose d’un panel de couleurs mélangées représentant son intellect personnel. Le cerveau est une « machine » magnifique et extrêmement complexe. Nous n’avons, à l’heure actuelle, que peu exploré tous ses potentiels. Nous regardons souvent vers l’espace extérieur et pas assez vers l’espace intérieur. Connaître les galaxies et les étoiles ne nous sert pas autant que si nous connaissions mieux notre propre galaxie de neurones et ses interactions. Le cerveau est un « organe » passionnant, amis chercheurs ne lâchez rien, aidez-nous à y « voir plus clair ».

Les épisodes dépressifs font très souvent suite à la perte d’un être cher, un parent ou un enfant notamment. À travers le vécu dramatique du deuil, c’est comme si « l’être vivant en soi » disparaissait aussi. La vie devient vide, comme gelée, une tristesse froide envahit le « sujet ». Ne se manifestent alors plus que : la plainte, une lamentation, une revendication d’injustice. La bataille contre la maladie demande énormément d’énergie. Cette énergie doit être puisée dans un puits ou une source. Celui-ci peut et sans doute doit être créé mentalement. Il faut faire tomber les remparts et les barrières nébuleuses de l’ennui et remplacer le tout par un champ fertile d’occupations. Ne pas se laisser tétaniser par tous les sentiments négatifs que véhiculent nos pensées dans notre cerveau. Pour faire simple, les pensées véhiculent des sentiments et ces sentiments influencent nos actes. Alors, ayez la volonté de formater votre cerveau pour qu’il pense le plus souvent de manière positive. Nous verrons dans la partie du rêve une enquête menée à bien pour prouver ou non que le rêve peut se mélanger à la réalité et que la lumière de notre propre Dieu intérieur peut, je l’espère, nous éclairer sur notre chemin. J’étais quelqu’un de souffrant et je me suis rendu compte que je m’étais trompé de rêves. Seules les personnes ayant déjà eu des hallucinations pourront sans doute vraiment partager avec moi cette partie de ma vie. J’ai eu, je pense, en mars 2012, en décembre 2013 et en avril 2015, des hallucinations visuelles et auditives. Accepter la maladie, c’est très dur. Je vous raconterai dans ce livre tous mes délires et inventions, aussi fantaisistes soient-ils. Je n’ai pas de problème concernant les jugements ou interprétations que vous pourrez en avoir, je vous demande seulement de me respecter en tant qu’être humain qui finira comme vous dans un beau chêne massif ou emporté par notre ami Éole.

2. Des idées pour sortir du chaos

 

Pour commencer un livre, il faut prévoir l’introduction et la conclusion (pour la conclusion, on va essayer !). La structure de ce livre me permet de changer de thème en fonction de mes envies. J’ai tout simplement pris des sujets chers à ma pensée actuelle et mis en place de manière systématique un tri pour éviter de rentrer dans le sujet réalité, rêve, dépression ou résilience sans y être préparé. Ainsi nous avons des thèmes qui s’entrechoquent, mais qui s’entrecoupent le minimum possible, du moins c’est ce que je pensais au début. Vous verrez qu’au contraire, l’ensemble de ce livre se marie telle une toile de neurones tissée au fil de l’eau. Une structure aide à garder le lecteur dans le courant de la pensée. Nous verrons ensemble que les idées sont mélangées et s´entrechoquent, il va falloir faire marcher sa mémoire. Veuillez excuser mon manque de structure traditionnelle. Je serai partout dans le livre à la fois, que je retravaille la matrice ou la conclusion, je n’ai pas d’obligation. C’est vraiment agréable d’écrire un livre au fil de ses envies, j’essaye d’utiliser la nacre de mes idées prémâchées pour aboutir à des perles de réflexion. Il suffit de changer de rubrique et « hop », on tourne la page sur le type de questionnement qui nous occupe le cerveau. Ce changement d´idée appelé « fuite des idées » est sans doute une caractéristique de la maladie ou bien tout simplement naturelle chez moi. J’étais à l’instant dans la réalité en pleine effervescence sur le monde « contemporain » de mon époque et la guerre des classes sociales ainsi que le casse-tête chinois du monde administratif et me voici dans la réflexion sur ma manière d’organiser mon discours et mes idées dans le flux imperturbable du chaos qui me porte. Pour tout problème d’écriture ou de compréhension d’un mot de vocabulaire, « Google est ton ami ». Quel puits de savoir sans fond pour un homme comme moi. Enfin, je pense comme pour beaucoup d’hommes et de femmes. La phase de contenant et de contenu est périodique, c’est-à-dire que l’on essaye d’écrire tout ce que l’on pense tout en essayant de classifier dans des rubriques. Ensuite, on donne une forme à toute cette pâte de mots liés pour former des phrases. Tout n’est pas question que de forme, les idées et la formulation apportent aussi leur touche à l’édifice. De nombreuses recherches et recoupements d’informations sont nécessaires pour donner à ce livre une bonne valeur de fond. J’ai de toute façon une fâcheuse tendance à accumuler beaucoup d’informations, liée à un important saupoudrage d’imagination.

Je ne suis pas un grand écrivain, je suis un amateur, je n´arrive pas facilement à formuler mes idées avec des phrases bien construites et fournies en vocabulaire décent. Je ne suis pas toujours très bien inspiré, donc lorsque le puits d’idées se tarit, il devient pour moi difficile d’écrire. Pour y remédier, je pense qu´il suffit de retravailler les parties afin de les approfondir et de les corriger ou rebroder. Formulation, tournure de phrases, fautes d’orthographe, intelligibilité. Voilà la démarche que j’ai suivie pour « produire », créer, « tisser » ce livre (j’utilise le mot « tisser », car je suis inspiré par la ville de Lyon, anciennement capitale de la soie, où j’ai vécu plus de vingt-cinq ans). Surtout, j’espère avoir créé une structure logique pour tous les lecteurs. Je le répète, ma logique de base est un chaos d´idées lié à une très forte distractivité.

J´ai commencé à écrire ce livre en laissant libre cours au fil de mes pensées. Organiser ses pensées dans le chaos, voilà une tâche qui me semble difficile. On perd vite la structure lorsque l’on écrit de manière désorganisée. J’ai écrit vingt-cinq pages avant de me rendre compte du bourbier dans lequel je m’étais engagé ! Vous ne lirez que le résultat alors, si vous trouvez ce livre désorganisé, vous ne pourrez qu’avec beaucoup de peine imaginer le désordre où demeurent mes pensées. Seuls la relecture, la patience et le fait de retravailler sans cesse apporteront à ce livre toute ma fierté (voir le film « Seven » concernant les sept péchés capitaux). Je me répète souvent, cependant, j’aurai, je pense, le sentiment d’avoir apporté ma pierre à l’édifice. Comme dirait Antoine de Saint-Exupéry : « Être homme, c’est précisément être responsable. C’est sentir, en posant sa pierre, que l’on contribue à bâtir le monde. » Je ne m’exprime qu’à travers un « je » qui à la fois est nécessaire pour combler mon besoin personnel d’autosatisfaction. En effet, je ne vois pas l’intérêt de vivre sans être reconnu. Par contre, je déteste aussi ce « je », car quand je lis moi-même mon livre, je fais aussi partie du genre de personne qui pense que cet homme n’est qu’égocentrique. En conclusion, en cherchant à me satisfaire, je me déteste, quel choix cornélien. J’espère que les lecteurs comprendront que j’écris pour me soigner et pour développer un cheminement de pensée qui puisse être utilisé par d’autres pour guérir ou tout simplement pour occuper leur temps. Je partage dans ce livre toutes mes pensées et tous mes doutes. Si ce livre peut aider d’autres personnes, j’en serai très fier, heureux et satisfait. En plus bien entendu d’aider à financer la construction de puits en Afrique.

Après trois ans de travail, j’ai décidé que la structure de ce livre se découpera essentiellement en cinq phases de relecture et de correction. Vous verrez souvent une découpe basée sur la pensée au moment présent (ce que je ressens et pense). Une phase de correction des idées et d’ajustement. Une phase d’analyse sur la situation dans mon cerveau (en gros, pourquoi j’ai écrit le paragraphe). Ensuite, une phase étant la conclusion, les enseignements que j’en tire après être sorti de dépression. Je produis en quelque sorte une analyse rétrospective mettant en valeur des clés que j’ai réussi à utiliser pour sortir de dépression. Il s’agit de ma propre psychanalyse, je ne cherche pas à choquer les lecteurs. Je veux seulement partager mon vécu, mes sentiments et mes réflexions qui me semblent hors du temps contemporain. Pour une personne en dépression, partir en voyage loin de tout est souvent un souhait profond. On veut s’échapper de notre condition redondante et ennuyeuse. Cela explique pourquoi j’offre un voyage à celui qui résoudra l’énigme finale du livre.

. Un livre pour guérir de la dépression

Interprétation d’une citation d’Albert Einstein :

« Lorsque le monde cesse d’être la scène de nos espoirs personnels et de nos souhaits, lorsque nous l’affrontons en hommes libres qui admirent, qui questionnent et qui observent, alors nous rentrons dans le royaume de l’art et de la science. Si ce que l’on voit et ce que l’on éprouve est décrit dans le langage de la logique, nous sommes engagés sur la voie de la science. Si c’est communiqué à travers des formes dont les rapports ne sont pas accessibles à la conscience, mais dont la signification est reconnue intuitivement, alors nous sommes engagés dans le domaine de l’art. La dévotion passionnée pour tout ce qui transcende les intérêts personnels et la volonté individuelle est commune aux deux. » (Extrait d’un texte, qu’Einstein a appelé « un aphorisme », écrit à la demande de l’éditeur d’une revue allemande d’art moderne en 1921).

Cette phrase qui semble et qui est pour moi toujours si complexe, fut une clé péremptoire contre la dépression, bien entendu j´ai ma propre interprétation de ce que voulait bien dire Einstein. Je n’ai jamais écrit de livre auparavant et je commence à y prendre goût, ceci est ma réponse à la question : « comment occuper son temps de manière utile ? » Il faut oublier même que l’on existe et ce que va penser notre prochain de nous-mêmes. Il ne faut pas exister en fonction de ce que l’autre va penser, mais uniquement être en accord avec soi-même. Je pense aussi qu’il faut s’ouvrir à tout le possible. Je peux alors écrire de manière libérée, comme si je peignais une toile sans avoir à me soucier du résultat. Si je pense à l’araignée (animal qui m’effraie le plus), j’espère que la toile connectera beaucoup de neurones et que la destruction créatrice aura lieu.

Nous sommes en janvier 2014, je vis depuis neuf mois dans un appartement de quatre-vingt-cinq m², chaleureux. Il est pour moi très spacieux, voire trop (le luxe, c’est un sentiment de possession qui de temps en temps m’insupporte). Ces derniers temps, je me sens moi-même comme un grand appartement vide. Vide de toutes émotions, le temps s’écoule et le doux bruit de la musique berce le tictac dévastateur du temps sur moi. Il me faudrait, si je peux me permettre l’expression, « un gros coup de pied au cul pour avancer ». Seulement, je suis seul maître à bord de mon rafiot et si j’attends que le vent me revienne en poupe, il me reste les rames. Deux bâtons utiles, que j’utilise pour l’instant à travers deux doigts pour taper comme un débutant à la machine à écrire (image ancienne pour parler de l’objet moderne qu’est l’ordinateur portable ou plus communément le PC). Appareil trop souvent violé par les hackers des temps contemporains, espérons qu’ils soient plus souvent des Robin des bois que de riches âmes de pêcheurs. Métaphore mise à part, j’ai au cours de cette période bien ramé avec mon propre ordinateur interne. Le « bug » de l’an 2000 est venu me toucher un peu plus tard, mon cerveau s’est vu naufragé dans un océan de pensées négatives. Comme si le binaire n’était que la seule possibilité que notre monde intérieur avait à offrir. Ainsi, je restais bloqué sur le zéro de la « défaite » à tourner en boucle dans son symbole. Nous allons voir comment s’est déroulée ma période de dépression et ce qui se cachait derrière ce zéro.

Quelques jours sont passés, nous sommes fin janvier 2014. Je me sens déjà un peu plus clair dans mes idées. J’écoute « What a wonderful world » de Louis Armstrong, c’est dire comment j’essaye d’influencer mes pensées en ce moment. Je peux entrevoir la lumière loin au fond du tunnel. Il reste, je pense, du chemin à parcourir, mais l’objectif est visible. Il faut retourner au travail et affronter la réalité de la vie. Se lever avec l’envie d’avancer vers cette oasis ou peut-être ce mirage. Ne jamais renoncer à cet espoir d’une vie gorgée de sérénité. Il faut rechercher, trouver le Bouddha caché au plus profond de soi. Que j’arrive à prouver qu’il n’existe qu’une seule et même réalité est secondaire, car au fond pour moi, tout est lié. Je traverse une phase de vie pleine de turbulences, le courage est appelé par les interphones du vaisseau. Le temps est sans doute nécessaire pour mieux stabiliser l’assiette de mon cockpit. Il va me falloir redoubler de créativité et bien me la vendre. Je suis reconnu dans mon entreprise pour le travail que j’ai fourni ces cinq dernières années et j’en suis fier, par contre je sens aujourd’hui que j’ai besoin de renouveau. Concernant le fait que des personnes entendent parler de moi en bien ou en mal, je pense qu’il n’y a pas de mauvaise publicité, il n’y a que de la notoriété (c’est ce que j’ai entendu dire un jour pour Mickael Jackson, sans bien entendu faire d’amalgame). La thérapie que je suis va m´aider à y voir un peu plus clair sur ce qui me définit. Je suis quelqu’un qui cherche à se prouver des choses. Je vis dans un système de pensées complètement en dehors du temps. Il semble que je suis quelqu’un d’idéaliste, qui aimerait un monde différent. Je passe mon temps à philosopher, tout est tout le temps remis en question. J’ai un grand besoin de sécurité et à la base, je suis comme un poisson qui n’aimerait pas qu’on le change de bocal. Pourtant, je passe mon temps à rêver d’affronter l’océan, « le rivage est plus sûr pourtant je cherche sans cesse à me battre contre les flots ». Je suis souvent en guerre avec ma dualité intérieure. De nouvelles idées, voilà ce qu’il me faut pour avancer. Actuellement, je tourne en rond entre les diverses possibilités que m’offre ce livre. J’ai la vague impression de me répéter. Je pense et j’espère pourtant que le résultat sera bon, une fois que j’aurai retravaillé chaque ligne et chaque mot pour donner forme à cette toile d’art tissée au flux de mes envies. Cette phase viendra plus tard, quand j’aurai fini de m’épancher et que viendra l’envie de retravailler, de restructurer l’ensemble du contenu. Le contenant n’a lieu d’exister que si le besoin d’un contenu existe. J’essayerai de m’en tenir à cette idée. Soyez prêts à découvrir l’univers de ma vie privée, ne soyez pas choqués. Je ne fais que partager mon vécu, mes bonheurs et mes souffrances. Comme je vais mourir un jour, tout cela m’importe peu. Par contre, si mon témoignage peut aider d’autres personnes souffrantes, j’en serai heureux, voire même assez ravi. Après avoir déposé toutes ses feuilles au sol, l’arbre appelle l’hiver, le printemps lui apporte beaucoup de bourgeons d’idées, enfin le sourire revient face aux rayons de l’été.

Concernant mes occupations actuelles si cela vous intéresse, comme vous pouvez le constater, je broie des idées peintes en noir en espérant y découvrir un diamant. Ce n’est pas toujours aussi facile de tout réaliser soi-même. Je pense que dans la vie, il ne faut simplement pas avoir peur de l’échec. Quand quelqu’un est en dépression, l’occupation devient primordiale. Il faut réapprendre à découvrir ce qui nous fait plaisir. Ou au pire, trouver des occupations pour passer le temps. Regarder par la fenêtre en écoutant de la musique qui détend, voilà une occupation « zen ». Le flux des vagues de la musique vous berce dans une transe sans vergogne ni sous-entendu, juste une bonne bouffée d’air et l’on repart de plus belle. Je suis l’auteur d’un livre autobiographique, les idées s’estompent et laissent place à une rageuse envie d’avancer dans le tumulte de la pensée. Afin d’atteindre l’objectif décrit dans l’introduction. La dépression, ça vous prend à la gorge et ça ne vous lâche plus. Il faut se battre pour transmuter un rire ou un sourire satirique. Le côté positif, c’est que l’on apprend autant que possible à faire les choses qui nous font plaisir dans l’instant présent. Le reste, si je puis me permettre, « on s’en fout », on apprendra plus tard à aimer les tâches les plus pénibles. Tout peut devenir un plaisir, il suffit d’être en harmonie avec soi-même et tout vous semblera simple et beau. Ou bien tout simplement avoir suffisamment d’argent sur le compte en banque pour faire ce que l’on veut quand on veut. Par exemple construire de nombreux puits en Afrique comme JBDV.

J´ai regardé pendant longtemps le monde avec des yeux qui font penser au regard d´un nouveau-né, cette formulation qui me plaît retranscrit bien ce que j’ai vécu. Savoir contempler le monde de nouveau avec des yeux d’émerveillement. Tout redevient beau, à force de lassitude et d´habitudes, on en perd son côté latin. Le côté latin pour moi, c’est l’idée du « Carpe Diem » qui signifie pour les non-initiés « profiter de l’instant présent ». Maintenant que j’ai retrouvé cette idée, il ne me reste plus qu’à la mettre en pratique. Je rejoins ici l’idée de notre cher ami Albert. Relire ce livre est aussi l’occasion d’y porter un regard nouveau et là, je me trouve complètement pathétique. J’écris comme un adolescent en pleine crise qui a besoin d’un carnet intime où épancher ses idées les plus futiles et sordides afin sans doute de se sentir exister. Je me demande quel est l’intérêt de tout cela. J’espère néanmoins réussir à m’en servir pour rebondir dans la vie. Avec un troisième regard, je comprends que j´ai besoin de cette richesse intérieure qu´a un enfant. La vie est magnifique lorsqu´elle n´est pas ennuyeuse, lorsque l´on s´intéresse à redécouvrir et non pas à se morfondre dans un système redondant (qui est pour moi le métro, boulot, dodo moderne). Lors de mon quatrième passage de correction, je peux en conclure que ce besoin d’écrire compulsif apporte beaucoup. Il s’agit d’un processus de recherche interne pour combattre la dépression à travers des outils de réflexion qui aboutissent à l’évolution de la vision binaire de la vie que nous avons vue plus haut. On apprend à ne pas tout voir en noir et blanc, on développe la patience et la sagesse. La cinquième et dernière « contemplation » m’amène à une synthèse, à savoir que le bien et le mal sont souvent complémentaires, comme nous le verrons dans le symbole du Yin et du Yang. Relire et modifier son livre en « état d’équilibre » est plutôt gratifiant. Car il semble que j’ai réussi à sortir de la dépression. Je suis heureux aujourd’hui et j’avoue que c’est en grande partie grâce à ce torchon que j’ose appeler un ouvrage.

Ainsi, à travers mes cinq passages de relecture, on peut interpréter mes réflexions par rapport à cinq phases de la vie. La première étant l’insouciance, qui permet d’admirer le monde sans se poser trop de questions et sans réaliser que l’on vieillit et que l’on va mourir. L’enfance est l’étape de l’insouciance, elle apporte son lot d’émerveillements et de découvertes. L’adolescence est la deuxième étape, on se révolte, car je pense qu’on n’accepte pas la mort et encore moins les chaînes protectrices avec lesquelles les parents nous ont souvent attachés pour nous garder près d’eux. Nous garder à l’écart du danger que peut représenter la vie d’adulte. Ils ne veulent pas qu’on tombe trop vite dans l’ennui, la redondance et la souffrance. Alors que de notre côté, on veut explorer le monde de l’indépendance et apprendre à voler de nos propres ailes. Ceci passe par la crise d’adolescence où l’on détruit le « piédestal » sur lequel nous avions mis nos parents. Il s’agit d’une possible dépression. Le troisième cycle est la suture, où l’on va de l’avant et on fait nos expériences, positives comme négatives en fonction de notre interprétation. Cette phase est la plus riche en changements et en responsabilités. Après avoir vécu cette phase, nous pouvons nous mettre enfin au niveau de nos parents et mieux comprendre sans doute leur manière de fonctionner. Nous pouvons partager avec eux leurs vécus. Nous apprenons ainsi à faire le chemin vers la paix intérieure. La quatrième phase a lieu lorsque du plus profond de notre sagesse, on accepte toutes les réalités possibles sur terre et que l’on choisit de travailler à forger un monde qui nous semble meilleur. Soit à travers par exemple l’éducation de nos enfants, soit tout simplement par des gestes plus écologiques. Quels que soient les choix que nous faisons, ils sont guidés par notre vécu, il s’agit ici du dépassement de soi-même. Enfin, on trouve dans le Yin et le Yang l’équilibre. Toutes nos expériences réunies aboutissent à une sphère de connaissances positives et négatives. Les deux se mélangent et vivent en équilibre. Ceci nous permet de vivre le reste de notre vie avec un autre regard, que je qualifierai de « supérieur » sur les choses. En réalité, nous apprenons à relativiser.

Nous verrons se construire au fil du livre des petits souvenirs de mes idées du monde lorsque j’étais en phase de folie. Le premier est que je voyais le mal est le bien partout, toujours en concurrence, mais apportant un équilibre. Je pense aujourd’hui que cette signification est vraie, toute la symbolique du monde me semble liée. Le bien et le mal se côtoient et se respectent mutuellement. Un monde sans mal ne serait que trop ennuyeux, le problème est que je ne tolère pas ou très difficilement les extrêmes, que le mal et le bien puissent prendre forme. Pourquoi avoir créé des extrêmes ? Où pourraient se situer leurs limites ? Sinon, aurais-je encore une barrière mentale ne pouvant accepter les choses telles qu’elles sont ? La guerre me rend fou, malade. Pourtant, j’ai travaillé dans une entreprise qui produit des outils utilisés sur le terrain, je me sentais comme faisant partie de la chaîne. J’ai bien fait de démissionner. De nombreuses personnes de bien travaillent pourtant dans cette entreprise et nourrissent leurs familles. Il ne faut pas non plus que je me laisse entraîner dans les extrêmes de ma pensée. Mes pensées charbon sont tels des missiles qui fusent vers le berceau de mes sentiments pour détruire toutes les croyances positives qui me définissaient et me rendaient heureux. Ce questionnement est souvent le même, je me dis que chaque être humain a toujours le libre arbitre. Il faut se donner, si nous en avons les moyens, la liberté de travailler, ou je préférerais utiliser le mot « s’occuper » dans le domaine qui nous plaît le plus. Et si possible, ne pas devoir sans cesse être le maillon d’une chaîne rouillée. En effet, être dans l’industrie militaire ou celle du tabac n’est pas vraiment ce que je souhaite au plus profond de moi. Beaucoup de personnes me disent : « je n’ai pas le choix, c’est le système qui veut ça », ces personnes ont souvent des responsabilités par rapport à leurs familles, elles doivent les nourrir et les aider à vivre. Elles se sont mises dans l’engrenage du système sans même s’en être rendu compte. Dans ce cas-là, je me dis que le monde entier est une famille, les bombes que nous construisons vont servir à détruire la vie d’autres de nos « frères et sœurs ». Que répondre à cela ? Je pense que nous avons tous une part de responsabilité et que nous sommes nous-mêmes une partie de ce système. Ainsi, j’ai décidé de m’offrir le luxe de ne pas travailler ni investir dans ces sociétés qui ne respectent pas les valeurs de base que je veux défendre. Si chaque personne défend de bonnes valeurs, le monde n’en sera que meilleur. Mon principal combat sera celui de l’eau et celui d’arrêter de fumer. À travers le site internet https://www.timevalor.com, je décide de passer à la quatrième phase de ma vie. Je vais travailler au financement de puits en Afrique.

Ainsi, à travers mes cinq passages de relecture, on peut interpréter mes réflexions par rapport à cinq phases de la vie. La première étant l’insouciance, qui permet d’admirer le monde sans se poser trop de questions et sans réaliser que l’on vieillit et que l’on va mourir. L’enfance est l’étape de l’insouciance, elle apporte son lot d’émerveillements et de découvertes. L’adolescence est la deuxième étape, on se révolte, car je pense qu’on n’accepte pas la mort et encore moins les chaînes protectrices avec lesquelles les parents nous ont souvent attachés pour nous garder près d’eux. Nous garder à l’écart du danger que peut représenter la vie d’adulte. Ils ne veulent pas qu’on tombe trop vite dans l’ennui, la redondance et la souffrance. Alors que de notre côté, on veut explorer le monde de l’indépendance et apprendre à voler de nos propres ailes. Ceci passe par la crise d’adolescence où l’on détruit le « piédestal » sur lequel nous avions mis nos parents. Il s’agit d’une possible dépression. Le troisième cycle est la suture, où l’on va de l’avant et on fait nos expériences, positives comme négatives en fonction de notre interprétation. Cette phase est la plus riche en changements et en responsabilités. Après avoir vécu cette phase, nous pouvons nous mettre enfin au niveau de nos parents et mieux comprendre sans doute leur manière de fonctionner. Nous pouvons partager avec eux leurs vécus. Nous apprenons ainsi à faire le chemin vers la paix intérieure. La quatrième phase a lieu lorsque du plus profond de notre sagesse, on accepte toutes les réalités possibles sur terre et que l’on choisit de travailler à forger un monde qui nous semble meilleur. Soit à travers par exemple l’éducation de nos enfants, soit tout simplement par des gestes plus écologiques. Quels que soient les choix que nous faisons, ils sont guidés par notre vécu, il s’agit ici du dépassement de soi-même. Enfin, on trouve dans le Yin et le Yang l’équilibre. Toutes nos expériences réunies aboutissent à une sphère de connaissances positives et négatives. Les deux se mélangent et vivent en équilibre. Ceci nous permet de vivre le reste de notre vie avec un autre regard, que je qualifierai de « supérieur » sur les choses. En réalité, nous apprenons à relativiser.

Nous verrons se construire au fil du livre des petits souvenirs de mes idées du monde lorsque j’étais en phase de folie. Le premier est que je voyais le mal est le bien partout, toujours en concurrence, mais apportant un équilibre. Je pense aujourd’hui que cette signification est vraie, toute la symbolique du monde me semble liée. Le bien et le mal se côtoient et se respectent mutuellement. Un monde sans mal ne serait que trop ennuyeux, le problème est que je ne tolère pas ou très difficilement les extrêmes, que le mal et le bien puissent prendre forme. Pourquoi avoir créé des extrêmes ? Où pourraient se situer leurs limites ? Sinon, aurais-je encore une barrière mentale ne pouvant accepter les choses telles qu’elles sont ? La guerre me rend fou, malade. Pourtant, j’ai travaillé dans une entreprise qui produit des outils utilisés sur le terrain, je me sentais comme faisant partie de la chaîne. J’ai bien fait de démissionner. De nombreuses personnes de bien travaillent pourtant dans cette entreprise et nourrissent leurs familles. Il ne faut pas non plus que je me laisse entraîner dans les extrêmes de ma pensée. Mes pensées charbon sont tels des missiles qui fusent vers le berceau de mes sentiments pour détruire toutes les croyances positives qui me définissaient et me rendaient heureux. Ce questionnement est souvent le même, je me dis que chaque être humain a toujours le libre arbitre. Il faut se donner, si nous en avons les moyens, la liberté de travailler, ou je préférerais utiliser le mot « s’occuper » dans le domaine qui nous plaît le plus. Et si possible, ne pas devoir sans cesse être le maillon d’une chaîne rouillée. En effet, être dans l’industrie militaire ou celle du tabac n’est pas vraiment ce que je souhaite au plus profond de moi. Beaucoup de personnes me disent : « je n’ai pas le choix, c’est le système qui veut ça », ces personnes ont souvent des responsabilités par rapport à leurs familles, elles doivent les nourrir et les aider à vivre. Elles se sont mises dans l’engrenage du système sans même s’en être rendu compte. Dans ce cas-là, je me dis que le monde entier est une famille, les bombes que nous construisons vont servir à détruire la vie d’autres de nos « frères et sœurs ». Que répondre à cela ? Je pense que nous avons tous une part de responsabilité et que nous sommes nous-mêmes une partie de ce système. Ainsi, j’ai décidé de m’offrir le luxe de ne pas travailler ni investir dans ces sociétés qui ne respectent pas les valeurs de base que je veux défendre. Si chaque personne défend de bonnes valeurs, le monde n’en sera que meilleur. Mon principal combat sera celui de l’eau et celui d’arrêter de fumer. À travers le site internet https://www.timevalor.com, je décide de passer à la quatrième phase de ma vie. Je vais travailler sans relâche au financement de puits en Afrique.

La mort n’est qu’un passage obligé, il ne faut pas en avoir peur. Chaque chose vient en temps voulu. Nous sommes tous dans une salle d’attente, autant prendre un journal ou une tablette et s’occuper de manière utile. J’ai la rageuse envie de comprendre, aussi complexes soient-elles, les clés d’une vie réussie. Après relecture, je peux vous dire qu’il s’agit d’une définition qui nous est propre. Chaque personne « qui se cherche » a intérêt, je pense, à définir elle-même ce qu’elle considère comme une vie réussie. Elle pourra ensuite trouver plus facilement les clés. J’aimerais m’envoler loin de cette réalité et atterrir sur une nouvelle planète où toutes les choses ne seraient plus liées à l’argent. Il ne sert à rien d’être défaitiste. Il y a en Allemagne et peut-être dans d’autres pays des mouvements comme « no futur ». Mouvements qui me semblent du genre punk, qui essayent d’interpeller les vivants. Chacun voit le monde à sa manière et il en existe de multiples, voire d’infinies. Nous sommes très nombreux sur la face du globe à vivre chaque jour une vie complètement différente. Toutes les heures, des milliers de personnes naissent et des milliers meurent.

Petite mise en pratique d’un calcul possible :

Si tu croises une personne de la planète par seconde : 1 h = 3 600 secondes, donc 3 600 personnes par heure.

Ainsi 24 h pour une journée = 86 400 personnes par jour, si tu ne dors pas et ne fais rien d’autre, bien entendu.

86 400 X 365 jours = 31 536 000 personnes par an environ.

Donc en 100 ans : 3 milliards 153 millions 600 mille environ.

Impossible donc de croiser la moitié de la planète en toute une vie (à périmètre constant de la population de 2015). Si j’analyse cette réflexion de mon cerveau, je me rends compte que je fonctionne de manière un peu mégalomaniaque. J’ai besoin aussi de me donner des repères pour savoir ce que l’on peut accomplir en une vie, si bien entendu nous vivions une centaine d’années.

Il faut de quoi nourrir et élever tout le monde. La vie va de l’avant et moi, je médite de manière continue, je cherche à percer à jour les clefs de la vie, un peu comme le philosophe Descartes. Il me semble que je vais vous faire partager beaucoup d’imbécillités dans ce livre, je pense cependant et comme on le dit souvent que « le ridicule ne tue pas ». Je partagerai aussi des choses qui me tiennent vraiment à cœur. Connaissez-vous la phrase « Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé » d’Alphonse de Lamartine ? J’ai déjà éprouvé ce sentiment dans ma vie. Après une rupture amoureuse. Mes réflexions tournent souvent en boucle, par contre, il y a certaines vérités qui filent droit au cœur. Je suis sûr d’une seule chose aujourd’hui, j’ai eu la chance de passer du temps en compagnie d’une femme que je considérais comme extraordinaire. Mais malheureusement, il semble que Héraclite avait raison quand il disait : « On ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve ». Je n’ai plus que ces magnifiques souvenirs à emporter dans mes bagages pour m’accompagner dans la suite de ma visite terrestre, jusqu’à rejoindre au final les étoiles. Lors de l’analyse a posteriori, je me rends bien compte que la recherche de l’amour a été une longue quête chez moi. À cause de mon handicap, j’avais toujours peur de ne pas être à la hauteur et d’être rejeté. Je pense que chacun de nous veut être apprivoisé et aimé par d’autres personnes. J’ai bientôt fini d’écrire tout ce que je pense et je me relis en ce moment, j’apprécie beaucoup ma propre compagnie en tant que lecteur. J’espère que vous aimerez ce « livre » autant que moi. Il n’est pourtant pas forcément le plus drôle du monde, mais je trouve qu’il sort de la norme établie par beaucoup.

J’ai relu ce livre au moins cinq fois et j’ai encore envie de passer dix ans à le compléter. Pourtant, je me suis donné jusqu’à mars 2017 pour le finir, il me reste donc six mois pour finir. En effet, j’aurai à cette période trente-deux ans. Et il me semble que ce sera le moment pour moi de passer à autre chose. Peut-être un nouveau livre, ou bien une autre activité. Le site internet que j’ai créé en plus et grâce à ce livre va me prendre aussi beaucoup de temps et je m’en réjouis d’avance. Je sais, ce paragraphe venu de nulle part paraît un peu bizarre. Pourtant, grâce à ce dernier, j’aimerais vous dire « soyez courageux », ce livre vaut vraiment la peine d’être lu. Il apporte de nombreuses informations sur une maladie peu connue qui touche pourtant un pour cent de la population mondiale (ce qui est énorme !). Ne lâchez rien, sautez des pages si elles sont trop ennuyantes, mais lisez s’il vous plaît votre maximum. Rendez hommage à mes trois ans de galère. Je pense que je vais appeler ce genre de paragraphe : « piqûre de motivation ». En effet, ce livre m’a demandé plus de trois ans de motivation et de nombreuses heures de doutes sur mes capacités à écrire quelque chose de qualité. Voilà pourquoi j’ai aussi créé un site internet avec des énigmes. Tout ceci afin de vous motiver, cher lecteur.

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